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Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 17:51

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 Tandis que la pluie et le mistral balaient la Croisette, le cinéaste Michael Haneke, déjà Palme d’Or en 2009, revient avec « Amour » un film magnifique sur la vieillesse et porté par Jean-Louis Trintingan et Emmanuelle Riva, tous deux exceptionnels.

 

Comment exprime t-on son amour à son compagnon quand on a 80 ans ? C’est le thème pas très gai de ce nouveau film de l’autrichien Michael Haneke. Le réalisateur allemand avait déjà raflé la Palme d’Or sur la Croisette avec « Le Ruban Blanc » en 2009. Il revient aujourd’hui avec l’histoire de ce couple de musiciens à la retraite, cultivés, qui profite des plaisirs de la vie. Georges (Jean-Louis Trintignant) et Anne (Emmanuelle Riva) voient leur quotidien basculer quand un AVC paralyse Anne. Refusant l’hôpital, Georges prend soin de sa femme, peu aidé par sa fille Eva (Isabelle Huppert) perdue face à ses parents qu’elle ne reconnaît plus. Filmé avec justesse, dans une économie de mots et de décors, on assiste à cette lente déchéance d’un couple face à la mort et à la maladie. Le réalisateur ne nous épargne rien : ni les couches culottes, ni les râles de douleurs lancinants, ni le corps qui se déforme. « Pas de sentimentalité, pas de ton pleurnichard » nous a demandé Michael (Haneke NDLR) explique Emmanuelle Riva, époustouflante. La comédienne d’ « Hiroshima mon amour » avait débuté en 1959 avec Alain Renais. Hasard de la programmation, elle croisera le réalisateur, aussi à Cannes pour son nouveau film…

Le retour de Trintignant

Préférant le théâtre, Jean-Louis Trintignant avait fait ses adieux au cinéma dans les années 2000. « Je suis revenu pour Michael, pour l’histoire qu’il me proposait. Le tournage était très douloureux, mais très beau. Tourner avec lui était un grand bonheur mais je ne le vous conseille pas » lance l’acteur d’un air cabot, visiblement ravi d’être là malgré quelques difficultés à se déplacer. Interrogé sur la violence inhérente à chacun de ses films, Haneke la réfute « je dois me défendre de cette opinion, la violence c’est comme l’amour, ce sont des sentiments que je dois rendre de manière efficace ». Il affirme s’être surtout appliqué à faire un film qui ne dénonce rien de notre société, mais traite de cette question difficile : « comment gérer la souffrance ? ». Projeté dans une salle bondée, sur une Croisette balayée par des vents violents, « Amour » a été longuement applaudi par un public qui estime avoir vu le meilleur film d’un cinéaste sans concessions, mais ô combien talentueux ! Une deuxième Palme d’or ?

 

Claire Steinlen

 

« Amour » de Michael Haneke sortira le 24 octobre 2012.

Par chiara
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Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 17:47

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Infatigable, en pleine forme, le vannetais Alain Resnais revient sur la Croisette trois ans après « Les Herbes Folles » primé à Cannes. Portrait d’un passionné, qui a tenu sa première caméra il y a 75 ans !

 

« J’ai voulu témoigner de l’énorme affection que j’ai pour ces quinze comédiens et rendre hommage au cinéma et au théâtre » explique Alain Resnais, à propos de son dernier film. Très détendu, chemise rouge et grosses lunettes noires, le réalisateur à beau avoir…90 ans, il est en pleine forme et ravi d’être entourée de sa « bande » : son duo fétiche Sabine Azéma et Pierre Arditi, mais aussi Mathieu Amalric, Anny Duperey, Michel Piccoli, Lambert Wilson ou Hyppolyte Girardot.

« Vous n’avez encore rien vu » démarre par l’annonce de la mort d’Antoine d’Anthac (Denis Podalydès), célèbre auteur de théâtre. Il a pris des dispositions pour que tous les acteurs qui ont interprété sa pièce « Eurydice » d’Anouilh se retrouvent dans son immense maison. Et visionnent ensemble la reprise de cette même pièce par une jeune troupe. En assistant à la projection, les comédiens rééditent leurs prestations, même s’ils n’ont plus l’âge de la jeune Eurydice… Une réflexion sur la vie, la mort,  la mémoire et le théâtre qui déboussole un peu : les acteurs jouent leur propre rôle, dans une fiction réaliste à plusieurs entrées, qui fait penser à « Smocking-No Smoking » pour lequel il avait été primé à Berlin en 1993.

Vannes et éclectisme

« Rien ne ressemble moins à un film de Resnais qu’à un autre film de Resnais » résume habilement Pierre Arditi. Quand on se penche sur la filmographie du réalisateur, né à Vannes en 1922, et tombé dès 14 ans dans le cinéma -il tourne dès cet âge là ses premiers films en 8mm-, la remarque est juste. L’homme aime l’éclectisme. Ce fils de pharmacien, à la santé fragile, se passionne petit pour la lecture (surtout André Breton), et les premières BD. Après des débuts à apprendre le métier en tournant des documentaires, le jeune homme se lance et c’est un coup de maître. Il a 38 ans quand sort sur les écrans « Hiroshima mon amour » l’histoire d’une cinéaste française qui passe une nuit d’amour à Hiroshima, avec un architecte japonais. Puis l’amour et la guerre sont au rendez-vous pour « L’année dernière à Marienbad » (1961) mais aussi le théâtre de boulevard « Mélo » (1986), la comédie musicale « On connaît la chanson » (1997) ou dernièrement « Les Herbes Folles » légère comédie de couple, primée à Cannes en 2009.

« Il fonctionne à la tendresse »

« Pour moi, Resnais c’est un pays merveilleux, ses films ont marqué ma vie » explique Hippolyte Girardot, un nouveau venu dans la bande, qui ne croit toujours pas à sa chance. Le producteur Jean-Louis Livi suit Resnais depuis trente ans et décrit un cinéaste « qui fonctionne à la tendresse, à l’affection, un homme d’une précision absolue, qui sait ce qu’il ne veut pas et qui n’est jamais dans le conflit. » Et dont la longévité sur tapis rouge s’explique par une « passion pour le 7eme art qui ne fait que s’accentuer avec les années ». Resnais, coquet, fait le modeste « je suis un bricoleur : on met des éléments face à face et on regarde ce que ça donne ». Comme des expériences, en somme, qu’il est curieux de voir aboutir. Il adore aussi les coïncidences, qu’il a tendance à voir partout. « Je parle plutôt d’intersignes, comme on dit en breton » sourit le réalisateur. D’ailleurs, le nouveau film d’Alain Resnais est déjà dans les tuyaux : « Aimer, voir et chanter », une nouvelle comédie, sera sans doute à Cannes dans une prochaine édition, et ce n’est pas fini. Le réalisateur avait dit, en 2009, que les films « poussaient chez lui comme des herbes folles ». Un jardin qui n’a pas fini de prospérer.

 

Claire Steinlen

 

Par chiara
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Vendredi 6 avril 2012 5 06 /04 /Avr /2012 00:43

james-denton-20060829-156453 Après l'avoir dévoré des yeux pendant huit ans, le voila enfin devant moi, en chair et en os. De passage à Paris pour représenter la marque...Daniel Hechter (pas très branché, le plombier!) il évoque aussi la fin de Desperate Houseviwes, dont la saison 8, qui débute cette semaine sur Canal +, est la dernière. Veste grise (Daniel donc) et sourire ultra brite, Mike fait le job, avec classe. Confidences pour confidences...

 

Est-ce vous l’un des personnages qui meurt dans la saison 8 ?

(Rires) Ce n’est pas intéressant si le plombier meurt ! Non, le plus intéressant c’est si l’une des femmes meurt ! Mais de toute façon, vous verrez bien...

 

Comment était le tournage de la dernière saison ?

C’était un peu nostalgique, un peu triste. On a eu des liens privilégiés, comme une famille, mais Marc Cherry avait pris sa décision, donc on n’a pas eu le choix…On se dit qu’aujourd’hui il faut passer à autre chose.

 

Savez-vous pourquoi il a pris cette décision ?

Je crois qu’il savait dès le départ que la série durerait 8 ans. Je crois que la chaîne aurait aimé qu’il fasse une saison de plus. Mais nous on ne veut pas avoir l’air de s’accrocher aux branches…Il ne faut jamais faire la saison de trop comme certaines séries !

 

Quel est votre meilleur souvenir ?

Y’en a deux : le premier, c’était dans les premiers jours de tournage, Terry (Susan) devait tourner une scène où elle se fait enfermer nue dans la rue et se cachait derrière une plante verte. Elle est arrivée sur le plateau, elle a enlevé son peignoir, elle avait du scotch sur les seins et le pubis, et elle a dit aux techniciens « profitez en, ca va durer toute la journée ».  Mais DH c’est une série sérieuse, il y a peu de bêtisier. L’autre excellent souvenir, c’est la cérémonie des Golden Globes, on est tous montés sur scène, en équipe, la série marchait super bien, au premier rang on voyait Jack Nicholson ou Clint Eastwood c’était surréaliste, mais très gratifiant et très chouette !

 

Comment vous sentez vous ?

Je suis à la fois soulagé et anxieux. J’ai deux enfants, et je n’aurai jamais abandonné spontanément la série. C’est bien qu’ils m’y obligent ! Le comédien que je suis est ravi de passer à autre chose, mais la série formidable et l’équipe vont me manquer.

 

On parle de vous pour la refonte de la mythique série « Dallas » ?

Ah bon ? (Rires). Ecoutez, franchement, tout le monde est sur ce projet, toute l’équipe de Desperate, sauf moi !

 

Quels sont vos projets ?

Je joue régulièrement dans un groupe de rock « band of the TV » avec notamment Hugh Laurie de DR House, mais comme sa série s’arrête aussi on est de moins en moins le groupe de la télé (rires). On voyage beaucoup pour faire des concerts et récolter des fonds, déjà plus de 3 millions de dollars que l’on a reversé à plus de 50 associations. Si vous m’aviez posé la question il y a dix ans, je vous aurai dit que j’aurais eu envie de faire du théâtre. Mais avec deux enfants, j’ai plutôt envie de signer pour une nouvelle série. Pour pouvoir être à la maison, avec eux, tous les soirs.

 

Avez-vous peur que le personnage de Mike ne vous colle à la peau ?

Ce serait le seul inconvénient d’une série qui a eu autant de succès ! Mais en même temps Felicity (Huffman) pensait qu’on ne lui proposerai plus jamais rien après son rôle de Lynette et elle vient de refuser une nouvelle série, et Dena Delany a son propre show (body of proof) ca marche bien pour elle. Dans la fin de la série, Mike donne des conseils à tout le monde. C’est un gars plein de bon sens, qui a les pieds sur terre. Et moi aussi ! Je ne suis pas trop inquiet.

 

Claire Steinlen 
Par chiara
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Mardi 14 février 2012 2 14 /02 /Fév /2012 17:03

Jeux1.jpgLongtemps cantonné à l’enfance, le jeu s’étend aujourd’hui à l’ensemble de la population. Du petit jeu qu’on pratique sur son portable dans les transports en commun à l’arrivée des « serious game » dans les entreprise et dans l’éducation, la société de « gamise ». Enquête sur un phénomène récent. 

 

Tous les soirs, Carole, 28 ans, a le même rituel. Elle sait comment occuper les 17 stations de métro entre la Défense, où se trouve la banque qui l’emploie, et son appartement de Bastille. Soit une trentaine de minutes de trajet. « Dès que je m’installe, je commence une partie d’« Angry Birds » sur mon téléphone. Catapulter des oiseaux multicolores pour détruire des cochons, ça me permet de quitter le stress du boulot, de me vider la tête. Et aussi de me ménager un petit espace à moi. » Que ce soit au Scrabble, au Fruit Ninja, au très branché « Cut rope », au Sudoku, aux jeux de Tetris ou de frisbee numérique, on en voit de plus en plus de ces joueurs, le nez dans leur téléphone ou leur tablette. Ils enchaînent les parties, imperméables au monde qui les entourent. « Le téléphone portable joue le rôle d’une bulle qui protège de l’environnement » décrypte Sylvie Craipeau. Cette sociologue du travail s’est penchée sur le sujet en observant son fils Nathan se passionner pour les jeux de rôles. Elle l’explique dans son dernier ouvrage « La société en jeu(x) » (PUF). « Le portable, c’est le niveau d’intimité premier. On l’a toujours avec nous, il est un prolongement de soi. Il sert à prendre de la distance avec l’autre qui dérange, à mettre un rideau. A ne pas avoir à développer des relations sociales dont on a pas envie, et qui nous oppressent. Ce n’est pas le jeu que l’on choisi qui est important, c’est le fait de jouer qui l’est. » Cette pratique, appelée le « casual gaming » -jeux simples et rapides, dont les parties durent entre deux et cinq minutes- permet de se distraire pendant des temps d’attente qui ont tendance à s’allonger, dans les transports, chez le médecin… Elle représente aujourd’hui plus de 30% du marché du jeu vidéo. Le patron de Rovio, la société finlandaise qui a créé « Angry Birds » en 2009 a annoncé que le temps global passé à y jouer avoisine les 200 000 ans, soit 300 millions de minutes par jour ! De nouvelles applications apparaissent sans cesse pour les smartphones, et les ados de sexe masculin ne sont plus les seuls à jouer. En 2010, le chiffre d’affaire des jeux pour les plus de 18 ans a augmenté de 32,4%. Par un habile ciblage marketing, ils touchent aujourd’hui toutes les générations et tous les genres, femme et séniors compris.

Faire face à l’imprévu

« Le jeu a toujours existé, il est aussi ancien que l’être humain » s’amuse le psychiatre Serge Tisseron. Les Egyptiens jouaient aux boules, les Incas au rugby, les Japonais au mikado. Sans parler des jeux et du crique de la Rome Antique.« Avec l’arrivée d’Internet et des jeux vidéos, on joue différemment. La culture du jeu a changé. Mais la finalité reste la même : jouer sert à initier et à améliorer notre capacité psychique. » Jouer aux échecs, aux dés, s’inventer des histoires de Batman, de cow-boy et de voleurs n’est donc pas anodin. « Ca sert à faire face à l’imprévu, ça nous donne la capacité d’inventer de nouvelles réponses, et c’est très positif, puisque ça permet à l’espèce humaine de rester en vie » estime Serge Tisseron. Une analyse que développait déjà le sociologue Roger Caillois dans le texte fondateur « Des jeux et des hommes » en 1957 : « Le jeu n’apprend pas de recettes, il développe des aptitudes générales. »

Pour Marc Valleur, psychiatre et directeur médical de l’hôpital Marmottan, à Paris, spécialiste des addictions, le jeu a aussi (surtout ?) une fonction cathartique.« Ce qui est commun à tous les jeux, c’est qu’ils ouvrent un univers dans lequel la mort est réversible » explique le psychiatre. Qui voit dans le jeu un moyen de vivre nos pulsions destructrices et meurtrières et de disposer d’un espace de conflit sans conséquence. Il cite comme exemple les grandes coupes du monde de foot, ou de rugby : « Se passionner pour ça, c’est formidable et beaucoup moins coûteux en victimes qu’une guerre mondiale. Cette virtualisation de la mort fait du jeu une clé de voute de notre civilisation. »

« Etre geek, c’est chic »

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L’image du joueur accroché à ses manettes, ne sortant pas de sa chambre, l’œil vitreux et le cheveu gras, s’est aussi estompée. Xavier, 33 ans, responsable digital dans la plus grosse entreprise de cosmétiques française, piquait dès 6 ans les consoles que s’achetait son papa. Ado, il se passionne pour les jeux de rôles, d’aventures et de stratégie. Il joue encore régulièrement -la nuit- aux nouveautés qui viennent de sortir. « Je suis toujours aussi joueur mais aujourd’hui, être geek, c’est devenu chic, et jouer, c’est branché. On en parle au boulot, à la machine à café, on vient me demander des conseils. Je peux avouer sans complexes dans un dîner que je préfère me retrouver au cœur d’un jeu bien écrit, plutôt qu’au cinéma. Il s’y passe plus de choses, les émotions sont décuplées. Aujourd’hui quand je raconte ma vie de « gamer », tout le monde trouve ça passionnant….Jusqu’à mes grosses lunettes en écailles, qui sont tendance.» François Fillon lui même se définissait en 2009 comme « un vrai geek » dans les colonnes du magazine Sciences et Vie Micro (SVM). La récente exposition « Game Story », qui a eu lieu en fin d’année dernière au Grand Palais confirme cet engouement. Pour la première fois à l’affiche d’un musée national, le jeu entre par la grande porte. On en parle comme d’un élément du patrimoine, un vecteur culturel. « Le jeu vidéo fait partie de notre vie, au même titre que le cinéma, les BD ou les jouets » explique Jean-François Clais, le commissaire de l’exposition. Qui souligne que si dans les années 80, il fallait s’y connaître en technique informatique pour jouer, ce n’est plus le cas aujourd’hui : de l’enfant au sénior, tout le monde y a accès.

L’arrivée des Serious Game

jeux3.jpg Signe des temps, la « gamisation » de la société touche de nouveaux domaines, dans lesquels l’idée même de jouer pouvait paraître incompatible. Olivier Mauco, jeune chercheur en sciences politique, a créé un blog (www.gameinsociety.com) sur l’idéologie des jeux vidéo, et est aussi « game designer » pour de grandes entreprises, comme EDF. « Dans les années 80-90, ce n’était pas bien vu de jouer. On était dans une société axée sur le travail. Et le jeu, a fortiori le jeu vidéo, souffrait d’une condamnation morale : c’était mal !  Aujourd’hui, il y a un vrai retour de la pratique ludique, jouer est à la mode. Notamment parce que les supports changent et que l’on n’a plus besoin de chercher un partenaire : un ordinateur, une tablette ou un Smartphone suffisent. Et puis les ados joueurs de ces années là ont grandi et ils ont imposé leur passion d’ado comme mode de vie » analyse le spécialiste, qui raconte comment les cadres qui ont réussi lui demandent aujourd’hui de créer des jeux, pour former leurs collaborateurs. Car aujourd’hui, les entreprises demandent qu’on leur propose des « serious game », c’est à dire des jeux aux vertus pédagogiques. « L’idée, c’est que les salariés puissent se former tout seul. Et qu’on leur fasse exécuter des choses sur un mode ludique, qu’ils n’auraient pas eu envie de faire autrement » explique Olivier Mauco. Le jeune consultant constate que de plus en plus de grands groupes –Sanofi, Renault, BNP Parisbas, Orange, Thales…- recourent aux Serious Games, misant sur cet outil de formation ludique et moderne. La Renault Academy a même reçu un prix pour son jeu, mis au point pour apprendre aux quinze mille commerciaux de l’entreprise à rôder leur discours en guidant leur avatar à travers un monde virtuel et interactif. Elle n’est pas la seule : la BNP a lancé en 2009 « Starbank », pour initier ses collaborateurs fraîchement embauchés aux activités de la banque, mais aussi leur communiquer les valeurs et la philosophie de celle-ci. Le scénario est futuriste : en 2505, il faut revitaliser une cité spatiale sur le déclin, en organisant un groupe d’agences bancaires et en le rendant le plus rentable possible, tout en satisfaisant le client. Le jeu a été un tel succès chez les salariés de BNP et dans leurs familles, que la banque l’a même proposé en téléchargement au grand public pendant quelques mois ! Un procédé ludique, efficace, moderne et peut être plus attractif qu’une formation dans une salle de réunion surchauffée… Seule limite à cette nouvelle pratique : les entreprises elles-mêmes. « Pour des questions d’images, elles hésitent à choisir un jeu trop performant, trop ludique. Elles ont peur que ça déforme leur message » regrette Olivier Mauco.

« Donjons et Radon » à l’école

Jeux2.jpg La « gamification » touche aussi d’autres sphères : l’école, où des logiciels sont en cours de validation pour équiper à terme des classes et proposer des modules courts, de 20 à 30 minutes, dans l’essentiel des matières. Comme « Donjons et Radon », le projet ludique destiné aux cours de physique de collège, et mené par l’Université de Créteil. Le but, faire aimer les sciences. Dans un univers fantastique, l’adolescent doit utiliser ses connaissances scolaires pour venir à bout d’un horrible dragon de cuivre, à coup de formules chimiques. « Le jeu devrait sortir en 2012 » précise Serges Tisseron, qui a collaboré à son élaboration et qui y croit. « On apprend mieux avec un jeu vidéo s’il est bien fait qu’avec un livre ». Une assertion qu’appuie Jacques Haiech, chercheur et enseignant en biotechnologie à la faculté de Pharmacie de Strasbourg. «  On estime aujourd’hui qu’un étudiant retient 10 à 15% de choses après un cours ou la lecture d’un livre. Alors qu’avec un serious game bien fait, ça peut monter jusqu’à 80%. Il permet d’apprendre différemment que dans un livre, construit pour transmettre de l’information, alors que le « sg » met en situation. » Sauf que pour le moment, développer un serious game, demande beaucoup plus d’énergie à l’enseignant qu’un cours classique. Et qu’en l’absence de vrai soutien des universités, seuls les profs passionnés se lancent dans l’aventure. Jacques Haiech fait parti de ceux-là. Il achève « l’Odyssée du Médicament » conçu pour développer et lancer sur le marché un médicament. Le projet doit voir le jour en 2012. Aux Etats-Unis, le SG est déjà un outil d’apprentissage prescrit dans les facs. L’un des plus connu, « Pulse », est aujourd’hui utilisé par six universités américaines pour former leurs étudiants en médecine. L’action se passe dans un service d’urgence et les internes doivent prendre en charge le malade virtuel et diagnostiquer son cas…Un bon moyen de vérifier que toutes les compétences ont été acquises.

L’importation des mécanismes de jeux vidéos est aussi apparue dans l’information : certains journaux proposent un QCM sur leur site pour évaluer le niveau de connaissance des infos de la semaine à ses lecteurs. La participation politique, écologique, citoyenne, peut-être agrémentée de « serious game », qui peut même aider à résoudre des problèmes scientifiques. Avec le jeu « Fold it » lancé par l’Université de Seattle aux Etats-Unis, des joueurs en ligne ont réussi à trouver en trois semaines la structure tridimensionnelle d’une protéine du virus du sida chez le singe. Les scientifiques, eux, cherchaient la solution depuis plus de dix ans !

Game-addict

Une réhabilitation du jeu vidéo qui ne doit pas en masquer les excès. Nicolas, 32 ans, immense jeune homme aux yeux bleus taciturnes, fait parti des nombreux accros qui tentent de décrocher du monde sans fin du plus populaire des MMORPG (jeux en ligne multi joueurs), World of Warcraft. Ingénieur diplômé, il n’a pas réussi à terminer sa formation dans une grande école de commerce, faute de…temps ! « Je jouais toutes les nuits, de 11h à 4-5 heures du matin. Impossible de me réveiller avant midi, d’être assidu à des cours auxquels je ne trouvais pas d’intérêt. J’ai vu mes copains décrocher les uns après les autres du jeu, pour se concentrer sur leurs premiers jobs, puis sur leurs premiers bébés. Moi je ne pouvais pas quitter ce monde virtuel dans lequel je trouvais tant de plaisir. Dans WoW (World of Worldcraft, ndlr) j’étais le plus fort, je dirigeais une guilde puissante, reconnue, dans laquelle de nombreux joueurs voulaient rentrer, c’était très gratifiant. Après plusieurs déménagements, j’avais fini par perdre de vue mes amis d’enfance et l’impression que mes vrais proches étaient plus dans ma guilde que sur les bancs d’une école que j’avais choisi pour faire plaisir à mes parents. Jusqu’à peu, je n’ai jamais eu de vrai boulot, ni de copine fixe. Et je viens seulement de quitter le domicile de mes parents pour vivre seul. Je crois qu’affronter les « vrais » gens me faisait peur, m’angoissait tandis que le jeu, c’est différent, on le contrôle. » Nicolas a trouvé la force de sortir de son monde virtuel quand il s’est rendu compte que la plupart de ses compagnons de jeux étaient tout juste sortis de l’adolescence et qu’ils avaient la moitié de son âge.

 Pas de « dépendance au virtuel ».

« Certains surinvestissent tellement ces jeux qu’investir d’autres formes de relation sociale devient de plus en plus difficile, c’est là que l’on peut parler de dépendance » analyse Marc Valleur qui reçoit des patients dans sa consultation de l’hôpital Marmottan, à Paris. C’est le premier psy à s’être intéressé à de nouvelles formes d’addictions, dont le jeu pathologique. Aujourd’hui, une trentaine de consultations existent dans toute la France. Dans les locaux vétustes de l’hôpital, il écoute sans relâche cette population essentiellement masculine (plus de 90%), qui n’arrive plus à se construire en dehors de World of Warcraft, Dofus, Sims, ou League of Legend. Pourtant, malgré ce que l’on peut lire dans la presse, le nombre de ses patients reste stable. « Ce n’est pas un raz de marée, quelques centaines de cas venus de France, de Suisse ou du Québec » constate le psychiatre. Agés d’une vingtaine d’année en moyenne, ils viennent à la demande de leurs parents, parce que leurs résultats scolaires baissent, qu’ils sont déscolarisés, et/ou qu’ils ne parviennent pas à s’insérer dans la vie active. Près de 80% des patients cherchent à décrocher surtout des MMORPG. « Ils sont plus addictifs et plus attractifs que les autres jeux » analyse Elisabeth Rossé, psychiatre à Marmottan. « Ce sont des mondes sans fin, où les autres continuent de jouer, même quand vous quittez l’ordinateur. On ne peut pas y finir une partie et en recommencer une autre, comme dans les autres jeux. Ca ne s’arrête jamais. »

Marc Valleur parle d’addiction quand les personnes concernées tentent d’arrêter de jouer et n’y parviennent pas. Et constate que certains de ceux qui surinvestissent le jeu ont déjà des problèmes : phobies sociales, un milieu « en guerre » avec par exemple des parents qui divorcent. Ou ce sont au contraire des jeunes adultes issu d’un milieu aisé, avec des parents très occupés, qui ne surveillent pas les activités de leur progéniture, à qui ils ont offert la panoplie complète de consoles, d’ordinateurs, souvent installés directement dans la chambre de l’ado ou du jeune adulte. Qui peut donc s’en servir sans limites. Quand ils viennent consulter, quelques séances suffisent à les faire décrocher. « Ils sont curieux d’entendre l’avis d’un tiers, d’un expert, d’une oreille qualitative qui ne les juge pas » estime Elisabeth Rossé. Contrairement aux jeux d’argent, pour lesquels il peut y avoir une dépendance manifeste, ni l'American psychatric association, ni l'OMS n’ont inscrit de «dépendance au virtuel» dans les comportements à risque. « Il n’y a pas d’addiction, pas de pathologie au jeu vidéo » confie de son côté Serge Tisseron.

Contre toute attente, la liste des bienfaits des jeux vidéo à tendance à s’allonger : évasion, anti-stress, renforcement des capacités de concentration et d’acuité visuelle, développement des reflexes, terrain de socialisation…La dernière pub Nissan en est la preuve : elle explique comment son champion, Lucas Ordenez, a appris à piloter sur une console de jeu, avant de prendre un vrai volant et monter sur le podium des 24h du Mans.

 

Claire Steinlen

 

Publié dans CLES, Fevrier/Mars 2012.

 

 

Par Claire Steinlen
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Mardi 14 février 2012 2 14 /02 /Fév /2012 15:23

Avant d'en prendre pour 6H24 (entractes compris, précise le programme) du "Crépuscule des Dieux" de Wagner, y'a la queue aux vestiaires.

 

Deux dames d'un certain âge papotent:

 

"Mais si, tu te souviens cet acteur là, dans "Le Discours d'un Roi", Phil Collins?"

 

Claire Steinlen Discours-roi.jpg

Par chiara
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Mercredi 15 juin 2011 3 15 /06 /Juin /2011 17:20

katie

Interview: Katie Holmes : « Jackie a inspiré beaucoup de gens »

L’ex ado de « Dawson » devenue Madame Tom Cruise incarne une Jackie Kennedy plus ressemblante que convaincante. Elle nous raconte comment elle s’est glissée dans les tailleurs Chanel de la plus célèbre des premières dames américaine. Pantalon noir, veste blanche et sublimes louboutins beiges lacées, la jeune femme est comme toujours à la pointe de la tendance...

Comment s’est passée l’aventure des « Kennedy » ?

C’est un honneur, j’ai été vraiment submergée par ce rôle. J’ai aussi beaucoup appris sur Jackie, sur la vie d’artiste qu’elle menait avant son mariage. Le plus difficile a été de trouver le côté humain, pour la comprendre et l’incarner au mieux : elle était adulée pour tout ce qu’elle a fait : très bonne mère, très bonne épouse, elle a aussi publié des choses et inspiré beaucoup de gens.

Qu’est ce qui vous a le plus impressionné chez Jackie ?

J’ai admiré sa force. Les années de la Maison Blanche ont été très denses, elle était là pour son mari, ses enfants et son pays. Elle a continué malgré les difficultés.

Ca vous aurait plu d’être première dame ?

(Rires) Je préfère continuer à être actrice et artiste, plutôt ! Mais j’ai adoré l’incarner et tous mes proches l’ont vu, de l’Ohio (d’où Katie est originaire) à la Californie, beaucoup ont regardé et l’accueil à été très chaleureux.

Comment vous êtes vous préparée ?

J’ai regardé beaucoup de photos, de documents, lu des livres, regardé tous les films pour voir comment elle se tenait, comment elle marchait…J’ai essayé de marier ce qu’elle faisait et ce que je ressentais. Ne pas faire une imitation, mais un mélange d’elle et moi, réfléchir à ce qu’on crée à ce moment là. C’était très intéressant.

Avez vous une théorie sur la mort de Kennedy ?

Non aucune, mais je peux vous dire que le scène à été difficile à jouer et très émouvante aussi. Je trouve ça incroyable de penser que cette famille est passée par tous ces évènements.

Quel événement de sa vie vous a marqué ?

La perte de son bébé (Patrick, décédé à 2 jours) m’a beaucoup touchée : voir les images de JFK, quelques mois avant son assassinat, arriver à l’hôpital avec tous les agents qui  l’entourent est extrêmement poignant et en dit beaucoup sur ce qu’ils vivaient publiquement.

Que retiendrez vous d’elle ?

J’en savais peu sur Jackie, que j’ai découverte en acceptant ce projet que j’adore. Ca m’a permis d’apprécier ce que les Kennedy ont apporté à leur pays, et la sagesse de cette femme qui a su mettre les choses en perspective et travailler très dur.

Propos recueillis par Claire Steinlen

 


Par chiara
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Mercredi 15 juin 2011 3 15 /06 /Juin /2011 17:00

chabal5 En plein tempête médiatique pour des propos sur l’arbitrage, le rugbyman Sébastien Chabal a sorti cette semaine son autobiographie, « Ma petite étoile ». Rencontre avec l’ Attila de l’Ovalie.

 Avec son petit polo en coton bleu, son short beige, des tongs au bout de ses grands pieds, on dirait que Hulk a emprunté la panoplie de Ken, le copain de Barbie. On s’en rend compte sur un écran de télé, mais en vrai c’est encore plus impressionnant : Sébastien Chabal, 33 ans, 1,91m pour 113 kilos, et seulement 8% de graisse, toute pilosité dehors, a un physique hors du commun. Ce qui ne l’empêche pas d’être un peu secoué par la polémique qui agite le monde de l’Ovalie, depuis que ses propos « raccourcis » sont parus dans le JDD dimanche dernier, et tombent plutôt mal en pleine promotion de son autobiographie (1). « Les arbitres sont nuls et me rendent fous » titrait l’hebdomadaire. Un résumé un peu expéditif de l’exposé auquel s’était livré le rugbyman et qu’il expose longuement dans « Ma petite étoile ». « Mon livre, c’est 20% de rugby, le reste c’est de moi que je parle, sans donner de leçon, chacun pense ce qu’il veut » explique le troisième ligne. Trop tard. Après cette saillie peu appréciée, son club, le Racing Métro l’a mis à pied, jusqu’au 11 juin, où il devra s’expliquer. A la clé, il risque «  de zéro à la radiation, la fourchette est large » soupire le géant. « J’ai connu un début d’année difficile, avec des performances moyennes, voire moyenne moins, mais depuis un mois la forme revient, alors là, cette polémique m’emm… » s’emporte « Hannibal » -l’un des sobriquet dont l’a affublé la presse-. « Quitte à parler de mes surnoms, appelez moi « seabass » (diminutif de Sébastien et nom du bar en anglais), une résurgence de son époque « british » où il jouait sous le maillot des Sale Sharks .

« Chabal c’est un personnage, il n’existe pas »

S’arrêter à la polémique serait réducteur pour évoquer l’un des sportifs préférés des français. Généreux, honnête, fidèle, plein d’humour, cet ancien tourneur-fraiseur devenu rugbyman sur le tard revendique des valeurs, et se livre aussi sur ses défauts de jeunesse, son dilettantisme. Mais aussi sur la célébrité, qui l’a rattrapée pendant la Coupe du Monde de 2007. En pleine « Chabalmania », ce garçon « taiseux, sauvage, atypique et un peu ours » comme il se décrit souvent, a dû apprendre à composer avec la presse, et un public exubérant. «Chabal c’est un personnage, il me fait marrer avec sa dégaine de guerrier sans pitié sorti d’un film d’héroïc fantasy. Mais dans la vraie vie de tous les jours, il n’existe pas » analyse le sportif, qui n’aime rien tant que rester en famille, entre sa femme Annick et sa fille, Lily Rose, 6 ans. Dans le passé, il reconnait s’être mal entouré, disant oui à tout, même à cette campagne pour l’électricité « Poweo » où il mettait les doigts dans la prise, censée le recharger en énergie ! Le papa poule qu’il est s’est rendu compte trop tard de l’exemple catastrophique donnée aux enfants. Smatis, Caron, Orange Foot, Pokerstars, Seat, Rebel Sport, Puma… il a engrangé en peu de temps un grand nombre de contrats publicitaire qui lui permettent, en plus de ses revenus de joueur, de vivre très confortablement. A Sceaux, en banlieue parisienne, mais aussi à côté de Valence, dans la Drôme où il s’est offert une magnifique maison en vieilles pierres. Pas loin de Beaumont-lès-Valence, berceau familial où il a passé son enfance, avant de partir rejoindre son premier vrai club, à Bourgoin-Jallieu (Isère). Et où il compte bien passer sa « retraite », peut-être plus tôt que prévu.

 

Claire Steinlen

 

(1) « Ma petite étoile » aux éditions Flammarion. 19,90€.

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Mercredi 9 février 2011 3 09 /02 /Fév /2011 17:04

standard-hotel-05.jpg

Ca y est. Après des années d’errances outre-Atlantique, à chercher en vain l’hôtel qui nous correspond, on l’a trouvé.  Le standard. Petit frère du Mercer, il avait de bons gènes. Sur la « highline » tout au bout de la 14e, il fait face à l’Hudson et coiffe Chelsea et le meatpacking. Pourtant la première impression fut mauvaise. Petit lobby, ascenseur peint en noir et doté d’une musique lugubre, le couloir tapi d’une moquette abstraite, la chambre petite et sombre, avec sa salle de bain carrelée de noir…Mais dès le lendemain, l’immense baie vitrée occupant un mur entier fit son effet. Inondée de lumière, la chambre, au plafond lambrisé de bois clair, était comme une cabine de bateau suspendue en plein ciel. A l’horizon, l’Hudson river, le Chelsea Market, les immeubles très bas de Downtown… Après un tour de patin à glace sur la patinoire devant l’hôtel, direction le Boom Boom Room du 18eme étage, sorte de cocon beige suspendu dans le ciel de Manhattan. Bret Easton Ellis et Sophia Coppola n’étaient pas loin, l’un au whisky comme d’habitude, elle, éternel col bleu marine et Cosmo à la main, ses doigts vernis de beige Chanel suspendus au dessus du clavier de son Mac, son regard est somewhere. Au Boom Boom, on se chauffe devant le feu de cheminée suspendu lui aussi en plein ciel, en battant la mesure de l’orchestre de jazz qui joue dans un coin, et le temps s’est arrêté. On est au paradis. Demain, cours de yoga au Standard, mais ça c’est une autre histoire…

Par chiara
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Mercredi 9 février 2011 3 09 /02 /Fév /2011 16:28

On a dit non à Paris. On s’est tâté au ski. On a fini par voir « les petits mouchoirs » dans un vol long courrier pour New-York. Première scène en boite, et déjà, la ballade en scooter de Jean Dujardin pour rentrer chez lui, on s’ennuie. La scène d’après, forcement à l’hôpital, rebelote (oui parce que bourré et défoncé, il a un forcement un accident, le Jean, enfin il s’appelle Ludo dans le film, et les filles du maquillage n’ont pas raté sa tête détruite). Marion C, avec son masque chirurgical (on est a l’hôpital rappelez-vous) et ses sourcils épilés ressemble à la Môme. Puis la bande s’en va bronzer en vacances, laissant son pote à l’hôpital, et on ne peut s’empêcher de repenser au papier de Télérama « les décérébrés du Cap Ferret ». Tout y passe dans les clichés du film du genre « bande » : les engueulades, les fous rires, les confidences, les couples qui se font et se défont, le test de grossesse positif et le mareyeur devenu philosophe pour l’occasion, qui fait la morale à Benjamin Castaldi et ses potes en vacances (oui, on a l’impression d’être dans "la Ferme célébrité"). Nul doute que Guillaume Canet et ses potes ont du adorer s’y retrouver, dans ce film de vacances. Pour le téléspectateur en revanche l’ennui guette tout au long des deux heures trente que dure le film. Avant de sombrer dans la consternation devant la fin attendue. Archi bof, les égoïstes du cap Ferret ! 

 

Les-Petits-Mouchoirs-Affiche-France-2

 

Par chiara
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Mardi 9 novembre 2010 2 09 /11 /Nov /2010 11:55

Dans un dîner, un avocat parlant de son fils...

 

Il a vraiment travaillé comme une guêpe!

 

Heu, comme une bête plutôt non?

Par chiara
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