Concours

Recommander

Mercredi 15 juin 2011 3 15 /06 /Juin /2011 17:20

katie

Interview: Katie Holmes : « Jackie a inspiré beaucoup de gens »

L’ex ado de « Dawson » devenue Madame Tom Cruise incarne une Jackie Kennedy plus ressemblante que convaincante. Elle nous raconte comment elle s’est glissée dans les tailleurs Chanel de la plus célèbre des premières dames américaine. Pantalon noir, veste blanche et sublimes louboutins beiges lacées, la jeune femme est comme toujours à la pointe de la tendance...

Comment s’est passée l’aventure des « Kennedy » ?

C’est un honneur, j’ai été vraiment submergée par ce rôle. J’ai aussi beaucoup appris sur Jackie, sur la vie d’artiste qu’elle menait avant son mariage. Le plus difficile a été de trouver le côté humain, pour la comprendre et l’incarner au mieux : elle était adulée pour tout ce qu’elle a fait : très bonne mère, très bonne épouse, elle a aussi publié des choses et inspiré beaucoup de gens.

Qu’est ce qui vous a le plus impressionné chez Jackie ?

J’ai admiré sa force. Les années de la Maison Blanche ont été très denses, elle était là pour son mari, ses enfants et son pays. Elle a continué malgré les difficultés.

Ca vous aurait plu d’être première dame ?

(Rires) Je préfère continuer à être actrice et artiste, plutôt ! Mais j’ai adoré l’incarner et tous mes proches l’ont vu, de l’Ohio (d’où Katie est originaire) à la Californie, beaucoup ont regardé et l’accueil à été très chaleureux.

Comment vous êtes vous préparée ?

J’ai regardé beaucoup de photos, de documents, lu des livres, regardé tous les films pour voir comment elle se tenait, comment elle marchait…J’ai essayé de marier ce qu’elle faisait et ce que je ressentais. Ne pas faire une imitation, mais un mélange d’elle et moi, réfléchir à ce qu’on crée à ce moment là. C’était très intéressant.

Avez vous une théorie sur la mort de Kennedy ?

Non aucune, mais je peux vous dire que le scène à été difficile à jouer et très émouvante aussi. Je trouve ça incroyable de penser que cette famille est passée par tous ces évènements.

Quel événement de sa vie vous a marqué ?

La perte de son bébé (Patrick, décédé à 2 jours) m’a beaucoup touchée : voir les images de JFK, quelques mois avant son assassinat, arriver à l’hôpital avec tous les agents qui  l’entourent est extrêmement poignant et en dit beaucoup sur ce qu’ils vivaient publiquement.

Que retiendrez vous d’elle ?

J’en savais peu sur Jackie, que j’ai découverte en acceptant ce projet que j’adore. Ca m’a permis d’apprécier ce que les Kennedy ont apporté à leur pays, et la sagesse de cette femme qui a su mettre les choses en perspective et travailler très dur.

Propos recueillis par Claire Steinlen

 


Par chiara
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 15 juin 2011 3 15 /06 /Juin /2011 17:00

chabal5 En plein tempête médiatique pour des propos sur l’arbitrage, le rugbyman Sébastien Chabal a sorti cette semaine son autobiographie, « Ma petite étoile ». Rencontre avec l’ Attila de l’Ovalie.

 Avec son petit polo en coton bleu, son short beige, des tongs au bout de ses grands pieds, on dirait que Hulk a emprunté la panoplie de Ken, le copain de Barbie. On s’en rend compte sur un écran de télé, mais en vrai c’est encore plus impressionnant : Sébastien Chabal, 33 ans, 1,91m pour 113 kilos, et seulement 8% de graisse, toute pilosité dehors, a un physique hors du commun. Ce qui ne l’empêche pas d’être un peu secoué par la polémique qui agite le monde de l’Ovalie, depuis que ses propos « raccourcis » sont parus dans le JDD dimanche dernier, et tombent plutôt mal en pleine promotion de son autobiographie (1). « Les arbitres sont nuls et me rendent fous » titrait l’hebdomadaire. Un résumé un peu expéditif de l’exposé auquel s’était livré le rugbyman et qu’il expose longuement dans « Ma petite étoile ». « Mon livre, c’est 20% de rugby, le reste c’est de moi que je parle, sans donner de leçon, chacun pense ce qu’il veut » explique le troisième ligne. Trop tard. Après cette saillie peu appréciée, son club, le Racing Métro l’a mis à pied, jusqu’au 11 juin, où il devra s’expliquer. A la clé, il risque «  de zéro à la radiation, la fourchette est large » soupire le géant. « J’ai connu un début d’année difficile, avec des performances moyennes, voire moyenne moins, mais depuis un mois la forme revient, alors là, cette polémique m’emm… » s’emporte « Hannibal » -l’un des sobriquet dont l’a affublé la presse-. « Quitte à parler de mes surnoms, appelez moi « seabass » (diminutif de Sébastien et nom du bar en anglais), une résurgence de son époque « british » où il jouait sous le maillot des Sale Sharks .

« Chabal c’est un personnage, il n’existe pas »

S’arrêter à la polémique serait réducteur pour évoquer l’un des sportifs préférés des français. Généreux, honnête, fidèle, plein d’humour, cet ancien tourneur-fraiseur devenu rugbyman sur le tard revendique des valeurs, et se livre aussi sur ses défauts de jeunesse, son dilettantisme. Mais aussi sur la célébrité, qui l’a rattrapée pendant la Coupe du Monde de 2007. En pleine « Chabalmania », ce garçon « taiseux, sauvage, atypique et un peu ours » comme il se décrit souvent, a dû apprendre à composer avec la presse, et un public exubérant. «Chabal c’est un personnage, il me fait marrer avec sa dégaine de guerrier sans pitié sorti d’un film d’héroïc fantasy. Mais dans la vraie vie de tous les jours, il n’existe pas » analyse le sportif, qui n’aime rien tant que rester en famille, entre sa femme Annick et sa fille, Lily Rose, 6 ans. Dans le passé, il reconnait s’être mal entouré, disant oui à tout, même à cette campagne pour l’électricité « Poweo » où il mettait les doigts dans la prise, censée le recharger en énergie ! Le papa poule qu’il est s’est rendu compte trop tard de l’exemple catastrophique donnée aux enfants. Smatis, Caron, Orange Foot, Pokerstars, Seat, Rebel Sport, Puma… il a engrangé en peu de temps un grand nombre de contrats publicitaire qui lui permettent, en plus de ses revenus de joueur, de vivre très confortablement. A Sceaux, en banlieue parisienne, mais aussi à côté de Valence, dans la Drôme où il s’est offert une magnifique maison en vieilles pierres. Pas loin de Beaumont-lès-Valence, berceau familial où il a passé son enfance, avant de partir rejoindre son premier vrai club, à Bourgoin-Jallieu (Isère). Et où il compte bien passer sa « retraite », peut-être plus tôt que prévu.

 

Claire Steinlen

 

(1) « Ma petite étoile » aux éditions Flammarion. 19,90€.

Par chiara
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 9 février 2011 3 09 /02 /Fév /2011 17:04

standard-hotel-05.jpg

Ca y est. Après des années d’errances outre-Atlantique, à chercher en vain l’hôtel qui nous correspond, on l’a trouvé.  Le standard. Petit frère du Mercer, il avait de bons gènes. Sur la « highline » tout au bout de la 14e, il fait face à l’Hudson et coiffe Chelsea et le meatpacking. Pourtant la première impression fut mauvaise. Petit lobby, ascenseur peint en noir et doté d’une musique lugubre, le couloir tapi d’une moquette abstraite, la chambre petite et sombre, avec sa salle de bain carrelée de noir…Mais dès le lendemain, l’immense baie vitrée occupant un mur entier fit son effet. Inondée de lumière, la chambre, au plafond lambrisé de bois clair, était comme une cabine de bateau suspendue en plein ciel. A l’horizon, l’Hudson river, le Chelsea Market, les immeubles très bas de Downtown… Après un tour de patin à glace sur la patinoire devant l’hôtel, direction le Boom Boom Room du 18eme étage, sorte de cocon beige suspendu dans le ciel de Manhattan. Bret Easton Ellis et Sophia Coppola n’étaient pas loin, l’un au whisky comme d’habitude, elle, éternel col bleu marine et Cosmo à la main, ses doigts vernis de beige Chanel suspendus au dessus du clavier de son Mac, son regard est somewhere. Au Boom Boom, on se chauffe devant le feu de cheminée suspendu lui aussi en plein ciel, en battant la mesure de l’orchestre de jazz qui joue dans un coin, et le temps s’est arrêté. On est au paradis. Demain, cours de yoga au Standard, mais ça c’est une autre histoire…

Par chiara
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 9 février 2011 3 09 /02 /Fév /2011 16:28

On a dit non à Paris. On s’est tâté au ski. On a fini par voir « les petits mouchoirs » dans un vol long courrier pour New-York. Première scène en boite, et déjà, la ballade en scooter de Jean Dujardin pour rentrer chez lui, on s’ennuie. La scène d’après, forcement à l’hôpital, rebelote (oui parce que bourré et défoncé, il a un forcement un accident, le Jean, enfin il s’appelle Ludo dans le film, et les filles du maquillage n’ont pas raté sa tête détruite). Marion C, avec son masque chirurgical (on est a l’hôpital rappelez-vous) et ses sourcils épilés ressemble à la Môme. Puis la bande s’en va bronzer en vacances, laissant son pote à l’hôpital, et on ne peut s’empêcher de repenser au papier de Télérama « les décérébrés du Cap Ferret ». Tout y passe dans les clichés du film du genre « bande » : les engueulades, les fous rires, les confidences, les couples qui se font et se défont, le test de grossesse positif et le mareyeur devenu philosophe pour l’occasion, qui fait la morale à Benjamin Castaldi et ses potes en vacances (oui, on a l’impression d’être dans "la Ferme célébrité"). Nul doute que Guillaume Canet et ses potes ont du adorer s’y retrouver, dans ce film de vacances. Pour le téléspectateur en revanche l’ennui guette tout au long des deux heures trente que dure le film. Avant de sombrer dans la consternation devant la fin attendue. Archi bof, les égoïstes du cap Ferret ! 

 

Les-Petits-Mouchoirs-Affiche-France-2

 

Par chiara
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 9 novembre 2010 2 09 /11 /Nov /2010 11:55

Dans un dîner, un avocat parlant de son fils...

 

Il a vraiment travaillé comme une guêpe!

 

Heu, comme une bête plutôt non?

Par chiara
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 13 octobre 2010 3 13 /10 /Oct /2010 16:22

Mon boss m'a sorti un truc que j'ai pas aimé.

 

Du coup, on s'est regardé en chien de fusil...

Par chiara
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 5 octobre 2010 2 05 /10 /Oct /2010 17:22

photo-Iphone-159.jpgToutes les grandes marques lancent leurs modèles : Zoé, Fluence, Leaf, le coup d’envoi de l’électrique a sonné…pour 2011.

 

Pour être persuadé que la voiture électrique est la vraie star de ce Mondial 2010, il suffit de regarder le casting des hôtesses qui encadrent les modèles estampillés « zéro émission carbone ». Les plus blondes, les plus minces et les plus jolies filles paradent autour de la « Zoé » de Renaud ou posent pour la « Ion » de Peugeot. Devant les 4 Bluecar de Bolloré, deux immenses filles platine portent même une sorte de tenue de princesse aux couleurs de la marque, le logo « Bolloré » estampillé sur leur bustier ! Il faut dire qu’après des années d’annonces et de vaines promesses, la voiture électrique est enfin devenue concrète. Chez Peugeot, la Ion attire l’œil sur sa plateforme tournante, ronde et trapue, elle est proposée au prix peu compétitif de…35350 euros ! Pas donné pour une 4 places, plutôt exigüe. On lui préfère le BB1, adorable petit concept car deux places, présenté en bleu métal.

Dezir chez Renault

Chez Renault, juste à côté, la star est sans conteste le concept Car Dezir (le Z pour « zéro carbone »). Peinture rouge, baquets blancs et portes papillons, la voiture n’est pas destinée à être commercialisée, mais plutôt à faire rêver. « On teste des idées, on réutilisera des parties de la voiture sur d’autres modèles surtout l’avant de la Dezir et son logo Renault surdimensionné » dit Christophe Deville, responsable produit, qui souligne l’envie de la marque de renouer avec la sensualité et la séduction. Pas très loin, la Zoé, toute électrique, fait un peu pâlotte. Mais elle est très aboutie, avec ses 160 km d’autonomie, et son allure très urbaine. Etiquetée féminine par excellence, au point qu’un partenariat a été lancé avec Biotherm pour diffuser des parfums à bord…Sa grande sœur, la berline Fluence, cherche à séduire toute la famille. Les réservations sont lancées sur le site pour cette dernière depuis jeudi, et les premières voitures seront livrées début 2011. Coup de cœur en revanche pour la Twizy, avec ses deux places l’une derrière l’autre et ses couleurs acidulées et disponible en série limitée, en 2011.

10% du parc sera électrique

La Leaf de Nissan occupe elle aussi le secteur familial. Puis puissante, elle peut atteindre les 160 km/h contre 130 habituellement. « Elle a été conçue dès le départ pour être une voiture électrique, ce qui n’est pas forcement le cas des autres » précise Claire Gallard, au service de presse de la marque, qui précise que si l’on ne peut pas encore passer commande en France, 22 000 véhicules se sont déjà écoulés aux Etats-Unis. Carlos Ghosn, le patron de la marque est convaincu qu’en 2020, 10% du parc auto sera électrique... Chez Citroën, la C-Zéro a aussi revêtu sa tenue de soirée : couleur framboise mat, elle donne des envies vacances. Jusqu’à ce que l’on voie le prix : 35800€ !  Bilan ? On aime le concept du « zéro carbone » mais pour le moment, les prix restent prohibitifs et le design pas complètement convaincant. Qui se lance ?

 

Claire Steinlen

 

 

Par chiara
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 15 septembre 2010 3 15 /09 /Sep /2010 18:21

mad-men.jpg Des plages ensanglantées du pacifique (The Pacific) aux slogans des réclames de Madison Avenue (Mad Men), Canal + nous immerge dans les séries historiques américaines : la guerre et les débuts de la publicité. Deux exemples de ce qui se fait de (très)  bien outre-atlantique. A suivre.

 

A ce stade, on pourrait parler d’obsession. Neuf ans après avoir raconté la guerre des américains en Europe avec la série « Band of Brothers », douze ans après « Il faut sauver le soldat Ryan », Steven Spielberg et Tom Hanks s’attaquent à l’autre front de la deuxième guerre mondiale : le Pacifique, « l’enfer à l’autre bout de l’océan ». Sur les plages idylliques des îles Salomon, à Guadalcanal, la première division des marines débarque, un jour d’août 1942. Dans ses rangs, Robert Leckie et John Basilone, bientôt rejoint par Eugène Sledge, qui ne participa pas aux premières batailles à cause d’un souffle au cœur, mais ira s’engager quand même. Trois trajectoires authentiques de trois héros de cette guerre d’une brutalité sans nom, contre des troupes nipponnes fanatisées par le code d’honneur du Bushido. Ils veulent « dégommer du jap, casser du jaune. » Commence alors une épopée terrible pour les trois hommes, d’Iwo Jima au Cape Gloucester, d’Okinawa à Péléliu. Avant le retour aux Etats-Unis où les survivants sont accueillis comme des héros.

Budget astronomique

Avec « The Pacific », mini-série de 10 épisodes diffusés sur HBO en mars dernier, et dotée d’un budget astronomique (200 millions de dollars !) Spielberg continue de rendre des comptes aux américains des faits d’armes et de la bravoure de ses citoyens, au moment où le pays se débat dans le maelstrom de la guerre d’Irak. Il rend aussi hommage à sa famille, lui dont le père et l’oncle ont participé au débarquement normand. Mais là où « Band of Brothers » dressait un tableau héroïque de ses soldats en Europe, « The Pacific » insiste sur les dégâts tant physiques que psychologique des combats menés dans l’enfer vert de la jungle. « Vous vous battez pour nulle part, au milieu de nulle part » résume un marine. Dès le premier épisode, le décor est planté : les marines, entassés dans des barges, débarquent sur une plage, prêts à en découdre…et là, rien, l’ennemi n’est pas là. Commence alors l’attente, l’ennui, les maladies tropicales, la vie de campement, « notre ennemie c’est la jungle et la pluie » raconte un soldat dans une lettre à sa fiancée. Le quotidien, qui alterne avec des scènes d’intense barbarie quand les japonais lancent l’assaut, au cœur de la nuit, entre les balles qui sifflent et les canons qui crachent. Et des épisodes plus légers comme celui de la garnison en escale à Melbourne, rend la série digeste et passionnante, même si elle n’a pas rencontré le succès aux Etats-Unis, n’attirant que 2 millions de fidèles.

Les prémices de la mondialisation

Après l’enfer de la guerre, celle de la pub : « Mad Men » Saison 3 sera à l’antenne dès jeudi soir. Les personnages créés par Matthew Weiner en 2007 réapparaissent chez Sterling Cooper, l’agence de pub la plus courue de Madison Avenue, qui vient d’être rachetée par des anglais. La crise de Cuba empoisonne la vie politique, Marilyn s’est donné la mort, et Kennedy va bientôt périr assassiné à Dallas. Don Draper, le chef charismatique et égoïste, a de plus en plus de mal à faire face à ses démons et risque bien de se perdre, tandis que sa femme Betty, enceinte de presque 9 mois, fume cigarette sur cigarette, le regard dans le vague. Dans cette série lente et presque contemplative, on aime retrouver les codes et les décors extrêmement réalistes des années 60. Mais qu’à de plus que les autres cette saga dramatique aux personnages volontiers sexistes, un brin racistes, passant leur temps à fumer et à se servir du whisky au bureau ? « Ca touche à la naissance de la société de consommation, on passe de la réclame au marketing, la ménagère fait son apparition et des catégories d’individus auxquels on n‘attachait pas d’importance –les femmes, les noirs- deviennent des cibles marketing. On pose les base de la société d’aujourd’hui » détaille Fabien Constant, auteur d’un documentaire très bien ficelé (« L’Effet Mad Men » rediffusé le 14 septembre sur Canal +) « La série est devenue un véritable art de vivre et son impact dépasse largement celui de son audience » souligne le réalisateur. Soirées Mad Men entre amis, Barbies Mad Men (rousse, comme l’une des héroïnes), blogs sur les recettes culinaires de la série et ses meilleurs cocktails, les années 60 reviennent en force. Même la mode s’est emparée du phénomène, proposant de petites robes cintrées, des jupes trapèzes et des vestes à gros boutons. Un succès qui risque de se prolonger avec cette troisième saison, « la meilleure » selon les experts. « L’homme est capable du pire envers les autres » constate Leckie dans « The Pacific ». Un adage qui s’applique aussi bien chez les Marine’s américains que chez les jeunes loups de Madison Avenue.

 

 

Claire Steinlen

 

« The Pacific » le lundi à 20h50

« Mad Men, saison 3 » le jeudi à 22h15. Pour les fans, la saison 8 de « 24h Chrono » sera diffusée juste avant, à 20h50.

Par chiara
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 15 septembre 2010 3 15 /09 /Sep /2010 18:11

_GIA4589--2-.jpg

A Deauville, face à la mer, sur la terrasse du très chic hôtel Royal, le spécialiste des séries (Europe 1, Télé Deux Semaines…) nous explique le phénomène des séries, qui vivent leur âge d’or.

 

-Etes-vous d’accord pour dire qu’aux Etats-Unis, l’originalité et la créativité sont aujourd’hui plus présentes à la télé dans les séries qu’au cinéma ?

Oui, et c’est bien que l’on s’en rende compte. Le cinéma est de plus en plus dans une rentabilité commerciale, il a des concessions à faire. Les séries représentent le dernier rempart pour les auteurs de développer des idées qui ne marcheraient jamais au cinéma.

 

-On date le début des séries contemporaines à Twin Peaks, diffusé le 8 avril 1990 sur une chaîne américaine…  

Oui, c’est vrai : Twin Peaks a changé la donne, et les années 90 ont été prolixes en séries dramatiques de haute volée, avec Urgences, X Files, NYPD… ensuite le câble est arrivé et a ouvert de nouvelles possibilités avec les Soprano’s et Six Feet Under notamment.

 

-Quelle est la tendance des séries aujourd’hui ?

La crise est passée par là et la volonté des diffuseurs est de la jouer « pépère et tranquille » avec des séries policières formatées, peu innovantes mais efficaces : NCIS (1ere série américaine, NDLR), le Mentaliste…L’économie n’est pas à la prise de risques. A côté de ça, le câble en profite pour lancer de nouvelles choses. On assiste au renouveau de HBO, avec de nouvelles séries comme True Blood, Treme, et Broadwalk Empire. Ce que je ne comprends pas, c’est que malgré son succès, Glee reste la seule série musicale, personne ne s’est encore engouffré dans la brèche. Il faut dire que c’est très difficile à produire. Et les chaînes continuent de chercher le successeur d’Urgences, mais sans succès : le dernier en date, « Trauma », n’est pas bon.

 

-Pourquoi les américains ont-ils tellement d’avance sur nous ?

Les méthodes ne sont pas les mêmes, les équipes sont plus grosses, avec des pools de scénaristes. En même temps, avoir la mécanique ne suffit pas non plus : il faut la bonne idée. Mais en France, les choses changent. La série PJ fonctionne avec une équipe de scénaristes et ça marche ! Sans même parler de Canal+ qui fait de très bonnes séries, je regarde de plus en plus nos chaînes et ça c’est un signe ! (rires). On peut citer Fais pas ci, Fais pas ça, La Commanderie, Le Chasseur, Kaamelott ou même Les Bleus sur M6. Je suis aussi avec beaucoup d’attention la suite de Pigalle. N’en doutez pas, le public a du goût !

 

Propos recueillis par Claire Steinlen

Credit photo : CID. Guy Isaac.

 

Par chiara
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 15 septembre 2010 3 15 /09 /Sep /2010 18:04

modern-family1.jpg

Le Festival du cinéma américain a ouvert pour la première fois ses portes à un genre qui passionne jeunes et moins jeunes et rend vite addictif : la série télé, dont les personnages font aujourd’hui partie de notre quotidien. Le secret de ses succès ? Une mécanique huilée, des personnages originaux et des dialogues ciselés. Reportage.

 

« Etre un bon père, c’est être la caresse sur l’épaule et pas un bouton dans la figure » assène Gloria, la bombe colombienne, à son nouveau mari, Jay, de vingt ans son aîné, à propos de son fils Manny. C’est aussi remplacer un vélo volé à son fils pour Phil, père laxiste de trois enfants, qui passe son temps à contrecarrer l’autorité de Claire, sa femme, en essayant d’être le plus cool possible avec sa turbulente progéniture. C’est enfin, pour Mitchell, d’empêcher Cameron, son compagnon, de déguiser Lily, leur fille adoptive, en icône gay ! Tous ces personnages forment une vaste famille recomposée, une « Modern Family » que l’on voit évoluer en couple, ou tous ensemble et qui viennent de temps en temps se confier à la camera, comme dans un documentaire. Drôle et décalée, déjà culte aux Etats-Unis, « Modern Family » vient de remporter 3 Emmy Awards et fascine 9 millions de téléspectateurs chaque semaine sur ABC. Présentée la semaine dernière, en avant-première, à Deauville, elle fait partie des séries phares de la rentrée, bientôt sur Paris Première (1). Un bémol ? Le doublage, qui fait perdre une partie de la spontanéité des répliques. A quand la version originale sous-titrée, comme sur Canal+ ?

Télé au cinéma

Mais que font Dr House et son cortége de stars télés sur les planches ? Le Festival du Cinéma Américain, crée dans la jolie cité normande il y a 35 ans, avait besoin de se renouveler, de se réinventer. Coincé entre la Mostra de Venise (pour les stars) et le festival de Toronto (pour les enjeux financiers, il a du mal à s’affirmer. Les organisateurs ont donc ouvert les portes des salles obscures aux épisodes inédits de séries devenues cultes (Dr House, saison 6, True Blood saison 3, Sons of Anarchy, saison 2) ou à de nouvelles sagas très attendues par les fans : The Good Wife (avec Juliana Margulies de Urgences), prévu à la fin de l’année sur M6, How To Make It in America –l’histoire d’une bande de d’amis qui rêvent de faire fortune à New-York- ou Treme, un groupe de musiciens de la Nouvelle-Orléans qui tentent de reconstruire leurs vies sur les ruines de l’après Katrina (bientôt sur Orange Cinéma Séries). Producteurs et scénaristes américains ont traversé l’Atlantique pour partager avec le public français leur expérience et leur talent…et leurs conseils : « les chaînes comme HBO (chaîne cryptée, l’équivalent de Canal+, ndlr) parient sur l’intelligence du public, elles ne sont pas frileuses » analyse David Chase, créateur des « Soprano’s » qui vante la bonne santée des fictions de l’Oncle Sam. Mieux, les diffuseurs misent sur ces grandes sagas pour recruter et fidéliser les abonnés. La recette ? Un événement fort toutes les douze minutes (temps entre deux coupures de pub sur les grandes chaînes américaines). Des dialogues percutants et efficaces, et des « characters » c'est-à-dire de fortes personnalités, précise Clyde Philips, le producteur des 4 premières saisons de Dexter. Qui a lancé la mode des méchants sympathiques (incarnés ensuite dans Dr House, Lie to Me…), sans faire dans la demi-mesure puisque Dexter est un tueur en série.

Ne jamais édulcorer

Contrairement au petit écran français, aux Etats-Unis, on n’édulcore jamais le destin des personnages : « je ne voulais pas d’une fin moraliste genre ‘le crime ne paie pas’, parce que dans la réalité le crime paie souvent » souligne Philips, qui insiste sur le côté psychologique du personnage principal, qui doit évoluer en permanence. Aborder des sujets comme la religion, l’argent, la politique -thèmes sur lesquels les scénaristes français ont du mal à s’aventurer- n’est pas un challenge aux Etats-Unis. Société puritaine au quotidien, elle accepte pourtant de voir à l’antenne ce qu’elle n’accepterait pas dans la vie. Un espace de liberté qui a donné envie aux plus grands cinéastes de quitter le grand écran pour le petit. « Beaucoup sont sensible à cet argument : pourquoi se cantonner à 1h30 au cinéma, alors que l’on peut faire à la télé une fresque d’une trentaine d’heures ? » analyse Fabien Constant, qui vient de réaliser un documentaire sur le succès de Mad Men, la nouvelle série culte. Steven Spielberg et Tom Hanks produisent « The Pacific » (voir page Reportage). Tandis que dans quelques jours, les américains vont découvrir sur HBO « Boardwalk Empire » réalisé par Martin Scorsese. L’acteur Mark Wahlberg rencontre lui un grand succès avec « Entourage », une série sur la vie d’un jeune acteur qui réussit à Hollywood. Quant à savoir ce qui va marcher demain ? Personne ne le sait, même les pros. « C’est l’écriture et l’alchimie qui vont déterminer si ça marche ou pas » conclut Clyde Philips, allergique aux recettes.

 

Claire Steinlen

 

(1) Lundi 20 septembre 20h35 sur Paris Première.

 

Par chiara
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Calendrier

Janvier 2012
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31          
<< < > >>

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés