madonna et moi
Episode 2 : la suite
Pourquoi perdre son temps à relater un évènement vu quatre soirs de suite par 17 000 personnes et relaté dans toute la presse? Au bord de la piscine cet été je me souviens avoir parcouru, etonnée, l'article de Christine Angot, envoyée spéciale pour le Monde 2 à Londres pour le show de la diva. Et bien c'etait le même à Paris, un mois plus tard.
La même couronne d'épines sur ses cheveux quand elle chante "Live to tell" crucifiée sur une croix disco, la même entrée en amazone, voilette, cravache et bottes lacées, la même prestation hallucinante des danseurs qui realisent tous les soirs le même happening ultra structuré, le même "hang up" l'un des seuls titres tiré de son dernier album et qu'elle étire pendant 15 minutes.
Coté politique, la Madonne n'a pas démerité : son bracelet kabalistique bien visible, elle a balancé des photos d'enfants africains victimes du sida, a lancé un gracieux "Fuck Georges Bush" et fait un petit photo montage des plus grands dictateurs de la planete (includ Mugabe et Le Pen) Devant moi, Lionel Richie battait tranquillement la mesure et Michel Drucker avait l'air de s'appreter à lui tendre le micro (déformation professionnelle sans doute)
Pour finir, la même phrase, rose, qui s'inscrit à la fin du morceau "have you confessed?" La lumière s'éteint, on s'attend naivement a un rappel, mais rien, la Madonne est deja dans sa voiture, en route pour le Crillon. Tres pro, mais un peu sec non?